New Call-to-action

Entre la production de produits alimentaires et leur vente, beaucoup de temps peut s’écouler. Durant ce processus, ils passent la majeure partie de leur temps emballés dans le même récipient. Il est donc important que le produit puisse résister aux changements d’environnements auxquels il est soumis, mais il doit également rester comestible durant cette longue période avant d’atteindre le consommateur. Les revêtements internes sont un des moyens principaux d’emballer des produits alimentaires en augmentant leur durée de vie. Il s’agit des différentes couches d’alliage à l’intérieur d’un emballage métallique qui créent une barrière entre les aliments et le métal.

Le type de revêtement interne utilisé est choisi sur base de la région dans laquelle il est produit, de l’accès aux matériaux et du métal sur lequel il sera appliqué. Ces revêtements varient largement dans le monde, mais actuellement les revêtements à base d’époxy sont les plus courants, représentant jusqu’à 90% des revêtements utilises. Ils sont répandus car ils existent depuis les années 50, sont très robustes, flexibles et résistants. Ils contiennent de nombreux monomères liés et formant une structure réticulaire forte. Ils sont donc beaucoup plus résistants aux dégâts, en raison justement de ces nombreux liens devant être brisés.

New Call-to-action

De plus, ces types de revêtements sont actuellement les moins couteux à produire. Ils peuvent être utilisés pour la plupart des aliments [2]. Les revêtements parmi les 10% restants sont fabriqués à base d’alliages d’organosol, de polyester, de vinyle et d’oléorésine. Ces revêtements sont souvent fabriqués à partir de molécules organiques de plantes, les rendant de ce fait plus durables. En contrepartie, ils ont chacun des propriétés qui les rendent moins attractifs que les revêtements en époxy.

Les organosols coûtent plus cher à produire, les polyesters sont instables lorsqu’ils entrent en contact avec des acides, les revêtements en vinyle n’adhèrent pas entièrement aux métaux et se décomposent à haute température, tandis que les oléorésines résistent moyennement bien à la corrosion et prennent longtemps à sécher [1,2].

New Call-to-action

L’inconvénient des revêtements à base de résine d’époxy est qu’ils sont fabriqués à partir de Bisphénol-A. Durant ces 10 dernières années, des études sur le Bisphénol-A ont commencés à leur trouver des effets toxiques sur les humains. Le problème majeur qui a été détecté est son effet disruptif sur le système endocrinien humain [1,4]. Le système endocrinien contrôle la production d’hormones dans le corps, et lorsqu’il est modifié, il peut nuire aux fonctions corporelles.

Il a également été démontré que certaines résines à base d’époxy plus anciennes provoquent une absorption de taux anormalement élevés de BPA par les aliments. Les résines d’époxy plus récentes ont corrigé ce problème et les études sur celles-ci démontrent que seulement 0.5% du BPA présent dans les échantillons humains peuvent être attribués aux résines d’époxy des emballages alimentaires. La recherche se concentre actuellement sur le développement de méthodes de productions de résines alternatives qui soient à la fois moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement [2].

Bien que les résines à base d’époxy soient les revêtements les plus polyvalents en termes de fonctions, ils ne sont pas nécessairement les meilleurs. Leurs impacts potentiels sur la santé humaine étant leur principal point noir. La Commission Européenne et la FDA ont récemment durci leur règlementation portant sur les résines d’époxy et certaines résines à faible masse moléculaire, comme par exemple les variations du Bisphénol A Digycidyl Ether (BADGE), ont même été déclarées illégales dans certaines régions européennes [1]. Lorsque les entreprises doivent choisir quel revêtement interne utiliser pour un aliment, il est indiqué de revoir les exigences du produit afin de déterminer quel revêtement lui est le mieux adapté.

New Call-to-action

 

 

References

[1]  "Packaging Materials 7: Metal Packaging for Foodstuffs (2007)", par Peter K.T. Oldring and Ulrich Nehring.

[2] "Can coatings (2016)", par Birgit Geueke.

[3] "Changes to Corrosion Protection Coatings in Food Packaging" (retrieved April 2019), par American Coating Association (paint.org).

[4] "Food Contact Materials - Legislation" (retrieved April 2019) par European Commission.

Topics: Food Packaging FR