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La réglementation gouvernementale pour l’industrie du conditionnement alimentaire sert à protéger les intérêts et la santé des consommateurs. L’inconvénient de toutes ces réglementations est l’effet négatif qu’elles peuvent avoir sur la croissance de l’industrie lorsqu’elles sont trop nombreuses. Les réglementations, à la fois de l’UE et de la FDA, couvrent les pratiques de fabrication d’emballages, les substances interdites, la contamination des aliments et les politiques spécifiques à certains matériaux. La FDA est souvent perçue comme étant moins stricte que l’UE en raison de ses délais d’homologation plus courts et d’une appellation d’emballage moins restrictive, la désignation « généralement reconnus comme sûr » (en anglais GRAS, « Generally Recognized as Safe »). Les réglementations sont importantes car un emballage alimentaire inadéquat peut provoquer le développement de bactéries et menacer la santé des êtres humains.  

Les réglementations gouvernementales sont typiquement un point de discussion dans la plupart des industries. Certaines personnes les considèrent nécessaires pour protéger les consommateurs, d’autres voient cela comme un frein à la croissance. Il en va de même dans l’industrie de l’emballage, en particulier l’emballage des aliments et autres produits périssables. Les réglementations portant sur les produits périssables sont particulièrement strictes car les produits périssables présentent de forts risques de détérioration. La durée de vie des produits périssables varie grandement en fonction du type de produit et de la méthode de stockage. Les aliments frais ont la durée de vie la plus faible, la viande fraiche en particulier ne pouvant être gardée au réfrigérateur que 5 jours maximum et 4 mois lorsqu’elle est congelée. Les fruits et légumes survivent un peu plus longtemps, la durée variant de 2 jours à 8 mois après leur récolte, en fonction de leur type. Les aliments secs durent plus longtemps que les légumes, les aliments sous plastique, tels que les chips, pouvant survivre jusqu’à 8 mois. Les types d’aliments périssables ayant la plus longue durée de vie sont les aliments en conserve, et la FDA recommande une durée de vie maximum de 5 ans [1,2]. Ces durées de vie sont basées sur des conditions de stockage idéales, à température et humidité moyennes. Les réglementations gouvernementales sont utilisées pour garantir que les emballages respectent les normes requises pour assurer cette durée de vie aux biens périssables. Les conséquences pour les consommateurs peuvent être très sérieuses si l’emballage n’est pas adéquat.

La règlementation gouvernementale dans l’UE est divisée en quelques grandes catégories : ce qui peut entrer en contact avec les aliments, les pratiques de fabrication, les substances interdites, et les politiques spécifiques à certains matériaux. Les exigences de base de l’UE imposent que l’emballage protège les aliments de tout contact avec les matériaux extérieurs. Les matériaux extérieurs regroupent tout ce qui n’est pas contenu dans l’emballage d’origine, tels que les bactéries, la poussière ou l’air. Les pratiques de fabrication couvrent tous les aspects de fabrication, de la fermeture correcte des récipients à la propreté des usines de production. Ces points sont d’une importance cruciale car si la contamination est déjà présente dans un récipient fermé, il sera difficile pour les consommateurs de repérer tout problème. Les réglementations sur les substances interdites limitent l’utilisation de matériaux potentiellement toxiques ou nuisibles dans les emballages. Citons par exemple l’interdiction du Bisphénol A dans les biberons et bouteilles pour enfants, car des études ont montré que cette substance peut interférer avec les fonctions du système endocrinien. Enfin, les réglementations sur les matériaux spécifiques couvrent les problèmes de contamination et de santé pour des types de matériaux particuliers. Ces réglementations portent sur de nombreux matériaux, mais nous pouvons citer les céramiques comme exemple. Les réglementations mentionnent des limites pour le plomb et le cadmium utilisés dans leur production, car de hautes concentrations peuvent s’avérer toxiques pour les humains [3,4].

Aux Etats-Unis, la législation sur les emballages alimentaires est contrôlée par la ‘Food and Drug Administration’ (FDA). La FDA utilise un ensemble de lignes directrices semblables à celles de l’UE, mais est en générale moins stricte. Très souvent, de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques d’emballage sont autorisées par la FDA avant l’UE, en raison de ses délais d’étude plus courts. De plus, la FDA offre une appellation « généralement reconnus comme sûr » (en anglais GRAS, « generally recognized as safe »). Cette appellation est accordée aux matériaux qui sont soumis à des procédures d’études moins poussées. Ce processus nécessite uniquement que les entreprises fournissent un résumé des études effectuées pour s’assurer de la sécurité de ce produit. La FDA prend sa décision uniquement sur base de ce résumé et non pas sur les données originales de l’étude [5]. L’opinion publique invoque que cela veut dire que la FDA prend souvent la décision allant dans le même sens que le résumé d’une étude sans se baser sur des données biologiques et chimiques concrètes. Cela dit, même avec cette appellation, la FDA fournit une supervision gouvernementale importante aux Etats-Unis.

Les réglementations sur les emballages sont nécessaires pour de nombreuses raisons, et les enjeux sont encore plus grands pour les biens périssables. Lorsque l’emballage fait défaut, les aliments, les cosmétiques et d’autres produits peuvent être contaminés et se révéler potentiellement dangereux à la consommation humaine. La croissance bactérienne est le problème le plus courant résultant d’un défaut d’emballage de biens périssables. Lorsque l’air extérieur entre en contact avec les biens périssables, certaines souches de bactéries nuisibles, et parfois même mortelles, peuvent se développer. Un autre problème peut se manifester lorsque les matériaux de l’emballage lui-même sont contaminés par des produits chimiques. Ces produits chimiques peuvent progressivement contaminer le contenu de l’emballage et causer de nombreux problèmes [6,7]. Lors d’un unique rappel de produit en 2018, 28 millions de boites de céréales furent détruites à cause d’un emballage contaminé. L’emballage présentait une concentration extrêmement élevée en Méthylnaphtalène, provoquant des nausées et des vomissements chez de nombreuses personnes qui avaient ingéré les céréales [8]. Il s’agit ici de conséquences relativement mineures, par rapport à ce qui aurait pu se produire en cas de contamination par des bactéries mortelles tells que E. Coli.

Trouver un équilibre dans les réglementations gouvernementales est toujours un défi. Les réglementations entrainent en général des coûts plus élevés chez les producteurs d’emballage, mais protègent le public. Pour cette raison, les réglementations sur les emballages changent très souvent, et de manière incrémentale. Elles sont toujours un chantier en cours et continueront de changer dans un futur proche.

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References

[1] "A shelf life guide to the foods in your fridge (2016)", par TJ Ryan. 

[2] "Our Food: Packaging & Public Health (2012)", par Luz Claudio.

[3] "Food contact materials - legislation" (retrieved April 2019), par European Commission.

[4]"Food Packaging Regulation in Europe (2013)" , par Charlotte Wagner.

[5] "Food Packaging Regulation in the US (2013)", par Charlotte Wagner.

[6]  "Contamination in Food from Packaging Material (2000)", par Lau OW and Wong SKA.

[7]  "Food Toxicity: Contamination Sources, Health Implications And Prevention (2017)", par Abdul Majeed.

[8] "Kellogg’s explains massive cereal recall (2010)" , par Aaron Sarno.

Topics: Caviar, Thé Café & Épice, Biscuits, Confiseries